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Lettre d’information n° 48, mars 2026

Lettre d’info n° 48, mars 2026

Bonjour à toutes et tous.

Une erreur s’est glissé dans la lettre de mars précédemment envoyée. Nous la renvoyons avec le bon lien vers la page d’inscription du webinaire consacré à Vivea.

Le salon de l’agriculture s’est ouvert cette année avec un discours dans lequel la ministre a donné le cap pour les prochaines années : les fermes françaises, familiales et de taille intermédiaire, devraient s’agrandir pour atteindre la taille critique nécessaire dans la compétition internationale. Un discours qui tombe le masque et se révèle cohérent avec les politiques publiques qui voient décroître de manière dramatique le nombre de fermes chaque décennie. Terre de liens, dans sa réponse, montre au contraire que cette course à la puissance met à mal la souveraineté alimentaire de nos territoires. Le mouvement publie son cinquième rapport sur l’état des terres agricoles et fait le point sur les politiques agricoles et alimentaires. Réseau Civam montre l’incohérence entre des annonces exigeantes comme la Stratégie alimentation nutrition climat (Snanc) et la poursuite de la dérégulation entamée avec la loi Duplomb. Le Collectif Nourrir, dont nous sommes membres, propose une loi protectrice à la fois des agriculteur·ices et des mangeurs et mangeuses. Il présente également une initiative européenne et un dossier qui réunit associations et chercheurs pour le droit à l’alimentation. Organisations paysannes et citoyennes montrent ainsi leur capacité à prendre en compte les demandes du monde agricole et celles du reste de la société pour les articuler l’une à l’autre.

Le discours de la ministre résonne avec le sacrifice de l’aide aux agriculteurs en difficulté, que dénonce Solidarité Paysans. L’Atelier paysan révèle que le fonds Vivea sabre de nouveau dans les droits à la formation des agriculteurs et agricultrices, opérant des choix critiquables. Le groupe de travail formation d’InPact invite le réseau à un webinaire à ce sujet.

Si la ministre prête aux grosses fermes le mérite d’être « transmissibles », nos organisations paysannes et citoyennes font depuis des années le constat inverse. Les fermes ne sont plus accessibles aux entrant·es dans le métier en raison de leur trop forte capitalisation. Puisqu’une autre agriculture est possible que celle que la ministre appelle de ses vœux, notre travail sur la restructuration des fermes se poursuit, cette fois au sein de l’InterOnvar.

Au-delà de la production, les paysan·nes-accueillant·es d’Accueil paysan et des Civam font vivre une autre dimension de l’agriculture. Ils et elles nous présentent leurs travaux. Les structures de l’agriculture paysanne sont variées, les AMAP nous invitent à les découvrir lors d’une soirée quiz.

Bonne lecture,

l’équipe d’administratrices et d’administrateurs du Pôle InPact national